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Le Centre culturel itinérant atteint de nouveaux sommets avec
« On joue trop fort ? », du cabaret politico-poétique qui a fait salle comble,
samedi soir.
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Eclats de Scènes y peaufine son idéalisme : « Nous avons voulu
sortir du cocon, choisir d’autres textes et d’autres mises en scène que les
nôtres. »
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C’est là qu’intervient Joëlle Cattino, metteur en scène extérieur
au groupe, « avec un spectacle en forme de vœux, le
refus d’un monde assujetti à ces seules règles : vendre et acheter. »
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Des textes (Visniek, Bellier, Forrester) et chansons (Vian,
Caussimon, Prévert) pourvoient à un montage hallucinant qui mue la hideur en
poésie, transforme en anges déchus les « encombrants » que sont les chômeurs,
clochards et autres marginaux.
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Tous posent LA question : « Est-il utile de vivre si l’on
n’est pas profitable au profit ? » Six comédiens et une pianiste s’y sont
investis.
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Mention spéciale à Blanche Van-Hyfte, apatride en quête
d’asile « qui dessine des hérissons avec des ailes », une manière
d’adoucir les épines d’un monde déboussolé
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